"Le chat est un animal qui a deux pattes de devant, deux pattes de derrière, deux pattes sur le côté droit, deux pattes sur le côté gauche. Les pattes de devant lui servent à courir, les pattes de derrière lui servent pour freiner. Le chat commence par une tête et se termine par une queue qui suit son corps. Elle s'arrête au bout d'un moment. Il a des poils sous le nez, aussi raides que des fils de fer. C'est pour ça qu'il est dans l'ordre des filins. De temps en temps le chat a envie d'avoir des petits. Alors il en fait; c'est à ce moment qu'il devient chatte."
Anonyme (attribué à un écolier de neuf ans) -source Dictionnaire amoureux des chats - Frédéric Vitoux)
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|  MON PETIT CHAT
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"J'ai un petit chat Petit comme ça, Je l'appelle Orange.
Je ne sais pourquoi jamais il ne mange Ni souris ni rat.
C'est un chat etrange Aimant le nougat et le chocolat.
Mais c'est pour cela, dit tante Solange, Qu'il ne grandit pas."
Maurice Careme.
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|  LE CHAT |
"Viens, mon beau chat, sur mon coeur amoureux; Retiens les griffes de ta patte, Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux, Mêlés de métal et d'agate.
Lorsque mes doigts caressent à loisir Ta tête et ton dos élastique, Et que ma main s'enivre du plaisir De palper ton dos électrique,
Je vois ma femme en esprit. Son regard, Comme le tien, aimable bête, Profond et froid, coupe et fend comme un dard,
Et, des pieds jusques à la tête, Un air subtil, un dangereux parfun, Nagent autour de son corps brun."
Charles BAUDELAIRE (Les Fleurs du Mal)
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|  LES CHATS |  |
Les amoureux fervents et les savants austères Aiment également, dans leur mûre saison, Les chats puissants et doux, orgueil de la maison, Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires.
Amis de la science et de la volupté, Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres; L'Erèbe les eut pris pour ses courriers funèbres; "S'ils pouvaient au sevrage incliner leur fierté.
Ils prennent en songeant les nobles attitudes Des grands sphinx allongés au fond des solitudes, Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;
Leurs reins féconds sont pleins d'étincelles magiques, Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin, Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques."
Charles BAUDELAIRE - (Les Fleurs du Mal)
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|  LE CHAT |  |
Pour ne poser qu'un doigt dessus Le chat est bien trop grosse bête. Sa queue rejoint sa tête, Il tourne dans ce cercle Et se répond à la caresse.
Mais, la nuit, l'homme voit ses yeux dont la pâleur est le seul don. Ils sont trop gros pour qu'il les cache Et trop lourds pour le vent perdu du rêve.
Quand le chat danse "C'est pour isoler sa prison Et quand il pense C'est jusqu'aux murs de ses yeux."
Paul ELUARD (Les animaux et leurs hommes, les hommes et leurs animaux)
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|  LE CHAT | I
"Dans ma cervelle se promène, Ainsi qu'en son appartement, Un beau chat, fort, doux et charmant. Quand il miaule, on l'entend à peine,
Tant son timbre est tendre et discret; Mais que sa voix s'apaise ou gronde, Elle est toujours riche et profonde. "C'est là son charme et son secret.
Cette voix, qui perle et qui filtre Dans mon fond le plus ténébreux, Me remplit comme un vers nombreux Et me réjouit comme un philtre.
Elle endort les plus cruels maux Et contient toutes les extases; Pour dire les plus longues phrases, Elle n'a pas besoin de mots.
Non, il n'est pas d'archet qui morde Sur mon coeur, parfait instrument, Et fasse plus royalement Chanter sa plus vibrante corde?
Que ta voix, chat mystérieux, Chat séraphique, chat étrange, En qui tout est, comme en un ange, Aussi subtil qu'harmonieux !
II
De sa fourrure blonde et brune Sort un parfum si doux, qu'un soir J'en fus embaumé, pour l'avoir Caressée une fois, rien qu'une.
C'est l'esprit familier du lieu; Il juge, il préside, il inspire Toutes choses dans son empire; Peut-être est-il fée, est-il dieu."
Quand mes yeux; vers ce chat que j'aime Tirés comme par un aimant, Se retournent docilement Et que je regarde en moi-même,
Je vois avec étonnement Le feu de ses prunelles pâles, Clairs fanaux, vivantes opales, Qui me contemplent fixement.
Charles BAUDELAIRE - (Les Fleurs du Mal)
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|  FEMME ET CHATTE | "Elle jouait avec sa chatte, Et c'était merveille de voir La main blanche et la blanche patte S'ébattre dans l'ombre du soir.
Elle cachait - la scélérate ! - Sous ses mitaines de fil noir Ses meurtriers ongles d'agate, Coupants et clairs comme un rasoir.
L'autre aussi faisait la sucrée Et rentrait sa griffe acérée, Mais le diable n'y perdait rien ... Et, dans le boudoir où, sonore, Tintait son rire aérien Brillaient quatre points de phosphore."
Paul Verlaine
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|  | |  | | COMMENT APPELER SON CHAT |
"C'est un art délicat, que d'appeler son chat : Le baptiser n'est pas un simple passe-temps. Je ne travaille pas du chapeau, croyez-moi, Mais sachez-le, un chat a trois noms différents. Un chat a, tout d'abord, son nom de tous les jours, Comme Pierre ou Jean-Paul, Aglaë, Pompadour, Comme Sylvain ou Luc, Chat-Fourré, Cyprien... Tous sont des noms sérieux, pour chats bien de chez nous. Mais un chat a besoin, il faut que ça se sache, D'un vrai nom personnel, un nom plus majestueux. Sans ce nom, il ne peut pas redresser sa queue, Affirmer sa fierté, hérisser ses moustaches. Des noms de cette sorte, en veux-tu, en voilà, Comme Méta-Métyl, Ouitchi, Kalikola... Mais par-dessus tout ça, il reste encore un nom, C'est le nom que jamais nul ne peut deviner, C'est le nom dont jamais nul ne saura le nom, LE CHAT QUI LE CONNAIT ne veut le révéler..."
Thomas STEARNS ELIOT
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|  LE COCHET, LE CHAT ET LE SOURICEAU | Un Souriceau tout jeune, et qui n'avait rien vu, "Fut presque pris au dépourvu. Voici comme il conta l'aventure à sa mère : J'avais franchi les Monts qui bornent cet Etat, Et trottais comme un jeune Rat Qui cherche à se donner carrière, Lorsque deux animaux m'ont arrêté les yeux : L'un doux, bénin et gracieux, Et l'autre turbulent, et plein d'inquiétude. Il a la voix perçante et rude, Sur la tête un morceau de chair, Une sorte de bras dont il s'élève en l'air Comme pour prendre sa volée, La queue en panache étalée. Or c'était un Cochet dont notre Souriceau Fit à sa mère le tableau, Comme d'un animal venu de l'Amérique. Il se battait, dit-il, les flancs avec ses bras, Faisant tel bruit et tel fracas, Que moi, qui grâce aux Dieux, de courage me pique, En ai pris la fuite de peur, Le maudissant de très bon coeur. Sans lui j'aurais fait connaissance Avec cet animal qui m'a semblé si doux. Il est velouté comme nous, Marqueté, longue queue, une humble contenance ; Un modeste regard, et pourtant l'oeil luisant : Je le crois fort sympathisant Avec Messieurs les Rats ; car il a des oreilles En figure aux nôtres pareilles. Je l'allais aborder, quand d'un son plein d'éclat L'autre m'a fait prendre la fuite.
- Mon fils, dit la Souris, ce doucet est un Chat,
Qui sous son minois hypocrite Contre toute ta parenté D'un malin vouloir est porté. L'autre animal tout au contraire Bien éloigné de nous mal faire, Servira quelque jour peut-être à nos repas. Quant au Chat, c'est sur nous qu'il fonde sa cuisine. Garde-toi, tant que tu vivras, De juger des gens sur la mine."
JEAN DE LA FONTAINE
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|  | |  | | LE CHAT ET LE RENARD |  |
Le Chat et le Renard, comme beaux petits saints, S'en allaient en pèlerinage. C'étaient deux vrais Tartufs, deux archipatelins, Deux francs Patte-pelus qui, des frais du voyage, Croquant mainte volaille, escroquant maint fromage, S'indemnisaient à qui mieux mieux. Le chemin était long, et partant ennuyeux, Pour l'accourcir ils disputèrent. La dispute est d'un grand secours ; Sans elle on dormirait toujours. Nos pèlerins s'égosillèrent. Ayant bien disputé, l'on parla du prochain. Le Renard au Chat dit enfin : Tu prétends être fort habile : En sais-tu tant que moi ? J'ai cent ruses au sac.
- Non, dit l'autre : je n'ai qu'un tour dans mon bissac,
Mais je soutiens qu'il en vaut mille. Eux de recommencer la dispute à l'envi, Sur le que si, que non, tous deux étant ainsi, Une meute apaisa la noise. "Le Chat dit au Renard : Fouille en ton sac, ami : Cherche en ta cervelle matoise Un stratagème sûr. Pour moi, voici le mien. A ces mots sur un arbre il grimpa bel et bien. L'autre fit cent tours inutiles, Entra dans cent terriers, mit cent fois en défaut Tous les confrères de Brifaut. Partout il tenta des asiles, Et ce fut partout sans succès : La fumée y pourvut, ainsi que les bassets. Au sortir d'un Terrier, deux chiens aux pieds agiles L'étranglèrent du premier bond. Le trop d'expédients peut gâter une affaire ; On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire. N'en ayons qu'un, mais qu'il soit bon."
JEAN DE LA FONTAINE
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|  | "Les chats c'est comme le papier, ça se froisse très vite."
Guy de Maupassant |
"Le chat est une bête philosophique, rangée, tranquille, tenant à ses habitudes, amie de l'ordre et de la propreté, et qui ne place pas ses affections à l'étourdi : il veut bien être votre ami si vous en êtes digne, mais non pas votre esclave"
Théophile Gautier |  |
 | |  | | "Le ciel est dans ses yeux, l'enfer est dans son coeur.
Honoré de Balzac |
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 | |  | |  | "Même si les chats prennent quelque chose qu'on leur donne, on dirait à leur air soupçonneux qu'ils le volent."
Denis Diderot |
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"Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas." (proverbe chinois) |
 | |  | | LE CHAT ET LA LUNE | "Le chat s'en allait çà et là, La lune tournait comme une toupie, Le plus proche parent de la lune, Le chat rampant, leva les yeux. Minnaloushe rampe dans l'herbe De flaque de lune en flaque de lune, Et là-haut la lune sacrée Commence une phase nouvelle. Minnaloushe a-t-il conscience Que ses prunelles changent sans cesse, Qu'elles vont du cercle au croissant, Pour aller du croissant au cercle ? Minnaloushe rampe dans l'herbe, Solitaire, sage, important, Levant vers la lune changeante Ses yeux changeants."
William BUTLER YEATS
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 | “Lorsque tu vois un chat de sa patte légère laver son nez rosé, lisser son poil si fin, bien fraternellement embrasse ce félin. Moralité: s'il se nettoie, c'est donc ton frère.” Alphonse Allais
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"Je souhaite dans ma maison Une femme ayant sa raison, Un chat passant parmi mes livres, Sans lesquels je ne peux vivre."
Guillaume APOLLINAIRE - (Le Poète Assassiné)
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 | |  | | "C'est un pe“tit chat noir, effronté comme un page. Je le laisse jouer sur ma table, souvent. Quelquefois il s'assied sans faire de tapage; On dirait un joli presse-papier vivant.”
Edmond Rostand
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 | |  | | "Dieu a fait le chat pour donner à l'homme le plaisir de caresser le tigre"
Joseph MERY
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 | "j'ai beaucoup étudié les philosophes et les chats. la sagesse des chats est infiniment supérieure. "
Hippolyte Adolphe Taine
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 | |  | | “Les chiens ont des maîtres, les chats ont des serviteurs.”
Dave Barry
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"Les chats craignent l'eau, c'est pourquoi ils préfèrent prendre des bains de soleil."
Stéphane Caron
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 | |  | | “Si vous êtes digne de son affection, un chat deviendra votre ami mais jamais votre esclave.”
Théophile Gautier
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"Dumas se plaisait à entretenir une vraie ménagerie: le coq César, le chat Mysouf, le vautour Jugurtha, sans compter les singes - Je déteste les bêtes, disait-il, mais j'adore les animaux.”
Lorédan Larchey
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"Le chat est à vos côtés, le souvenir chaud, poilu, moustachu et ronronnant d'un paradis perdu."
Léonor Fini
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 | |  | | berceuse |  | "Endormons-nous, petit chat noir, Voici que j'ai mis l'éteignoir Sur la chandelle. Tu vas penser à des oiseaux Sous bois, à de félins museaux... Moi rêver d'elle.
Nous n'avons pas pris de café, Et dans mon lit bien chauffé (Qui veille pleure.) Nous dormirons, pattes dans bras. Pendant que tu ronronneras, J'oublierai l'heure.
Sous tes yeux fins, appesantis, Reluiront les oaristys De la gouttière. Comme chaque nuit, je croirai La voir, qui froide a déchiré Ma vie entière.
Et ton cauchemar sur les toits Te dira l'horreur d'être trois Dans une idylle. Je subirai les yeux railleurs De son faux cousin, et ses pleurs De crocodile. Si tu t'éveille en sursaut Griffé, mordu, tombant du haut Du toit, toi-même Je mourrai sous le coup félon D'une épée au bout du bras long Du fat qu'elle aime.
Puis hors du lit, au matin gris, Nous chercherons, toi, des souris, Moi, des liquides Qui nous fassent oublier tout, Car au fond, l'homme et le matou Sont bien stupides."
Charles CROS
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 LE SINGE ET LE CHAT | "Bertrand avec Raton, l'un Singe et l'autre Chat, Commensaux d'un logis, avaient un commun Maître. D'animaux malfaisants c'était un très bon plat ; Ils n'y craignaient tous deux aucun, quel qu'il pût être. Trouvait-on quelque chose au logis de gâté, L'on ne s'en prenait point aux gens du voisinage. Bertrand dérobait tout ; Raton de son côté Etait moins attentif aux souris qu'au fromage. Un jour au coin du feu nos deux maîtres fripons Regardaient rôtir des marrons. Les escroquer était une très bonne affaire : Nos galands y voyaient double profit à faire, Leur bien premièrement, et puis le mal d'autrui. Bertrand dit à Raton : Frère, il faut aujourd'hui Que tu fasses un coup de maître. Tire-moi ces marrons. Si Dieu m'avait fait naître Propre à tirer marrons du feu, Certes marrons verraient beau jeu. Aussitôt fait que dit : Raton avec sa patte, D'une manière délicate, Ecarte un peu la cendre, et retire les doigts, Puis les reporte à plusieurs fois ; Tire un marron, puis deux, et puis trois en escroque. Et cependant Bertrand les croque. Une servante vient : adieu mes gens. Raton N'était pas content, ce dit-on. Aussi ne le sont pas la plupart de ces Princes Qui, flattés d'un pareil emploi, Vont s'échauder en des Provinces Pour le profit de quelque Roi."
JEAN DE LA FONTAINE
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 | |  | | "Il n'y a pas de chat ordinaire;"
COLETTE
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"L'idéal du calme est dans un chat assis."
Jules Renard
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"Les chats sont les tigres des pauvres diables."
Théophile Gautier
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